Bourse de Bruxelles par Guy Delsaut (CC BY-SA 4.0)
De Tijd | 21 mai 2026
(Ci-dessous une traduction automatique de cet article original)
La famille Fabri retire son véhicule financier « exotique » de la Bourse de Bruxelles
La famille d'affaires belge controversée Fabri souhaite dissoudre sa mini-holding néerlandaise Mopoli. Cette décision entraînera également la disparition de cette entreprise centenaire de la Bourse de Bruxelles.
Palmboomen Cultuur Maatschappij Mopoli, ou Palmeraies De Mopoli, est l’une des sociétés exotiques cotées sur Euronext Bruxelles. La mini-holding néerlandaise est cotée depuis des années dans un coin reculé de la bourse. Mais la famille belge Fabri, propriétaire de l'entreprise, mettra bientôt fin à cette situation. La dissolution de Mopoli figure à l'ordre du jour de l'assemblée générale du 25 juin, comme l'indique la convocation publiée par l'entreprise.
Fondée en 1912, Mopoli a son siège social à La Haye, mais son siège opérationnel à Bruxelles. La société émet trois types d’actions, dont deux – les actions ordinaires et les actions de fondateurs – sont cotées sur Euronext. Ces actions représentent une capitalisation boursière d’environ 40 millions d’euros.
Mopoli se décrit sur son site web comme une société d'investissement qui prend des participations minoritaires dans des entreprises des secteurs alimentaire et agricole. Mais dans la pratique, la société mène une existence en sommeil autour d'une seule activité : prêter de l'argent à deux sociétés de Socfin, la holding luxembourgeoise de plantations dirigée par Hubert Fabri. Après quelques remboursements récents, un prêt de 10 millions d’euros était encore en cours à la fin de l’année 2025. Ce solde sera bientôt remboursé, après quoi Mopoli ne sera plus qu’une montagne de liquidités.
Dépassée et complexe
« Compte tenu de la faible activité de Mopoli, de sa structure quelque peu dépassée et complexe (la séparation géographique entre le pays de cotation et le pays de constitution, les différentes catégories d’actions et les statuts obsolètes) et de sa négociabilité limitée, le conseil d’administration estime que la société n’a plus de raison d’être. D’où la décision de dissolution », indique la convocation.
L'année dernière, la société a encore versé 10 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires. Selon le dernier rapport annuel, une entité détenue par la famille Fabri, qui réside en Suisse, détient 90 % de Mopoli. Le reste est en grande partie détenu par la société elle-même, qui rachète systématiquement depuis des années toutes les actions disponibles. Mopoli, qui n'emploie aucun salarié, est dirigée par son PDG Hubert Fabri (74 ans). Son fils Philippe (38 ans) est président et deviendra bientôt liquidateur de Mopoli.
Une vague de critiques
Cette liquidation permet au pater familias Hubert Fabri de simplifier quelque peu son empire commercial complexe.
Au cœur de cet empire se trouve Socfin, dont Fabri détient la majorité des parts. Le groupe possède 190 000 hectares de plantations tropicales de palmiers à huile et d’hévéas en Afrique et en Asie du Sud-Est. Selon les derniers comptes annuels publiés, Socfin a réalisé un chiffre d'affaires de 863 millions d'euros en 2023. En 2024, Fabri a réussi à retirer Socfin de la bourse luxembourgeoise, malgré les protestations des petits actionnaires. Le milliardaire français Vincent Bolloré, ami et partenaire commercial de longue date de Fabri, détient 35 % de Socfin.
La holding fait l'objet de vives critiques depuis des années concernant ses activités de plantation. Des ONG accusent Socfin d'accaparement de terres, de pollution et de pratiques de travail déloyales. En 2018, Hubert Fabri, personnage très discret, a été condamné à Bruxelles à une peine de prison avec sursis dans le cadre d'une affaire de corruption en Guinée.
Récemment, le fonds souverain norvégien a décidé de ne plus investir dans les activités de Bolloré en raison des violations des droits de l'homme commises sur une plantation d'une filiale de Socfin au Cameroun. Socfin prend les remarques norvégiennes au sérieux et souhaite y répondre de manière rigoureuse et transparente, a indiqué l'entreprise.