Lancée en 2017 comme un simple projet de mise en valeur des terres, « Future of Egypt » est devenue une vaste entité étatique dont les responsabilités couvrent l'importation de produits stratégiques, l'agriculture, la pêche, l'immobilier et l'investissement. (Crédit image: Présidence de la République)
Reuters | Traduit par Zonebourse - Voir l'original | 14/07/2026
Le Parlement égyptien officialise les pouvoirs économiques d'un organisme lié à l'armée
Le Parlement égyptien a donné mardi son approbation finale à une loi qui officialise l'expansion rapide de l'Autorité « Future of Egypt », un organisme lié à l'armée, pour en faire l'entité économique la plus puissante du pays, placée sous la tutelle directe de la présidence.
Cette législation consolide l'ascension de l'autorité sous le président Abdel Fattah al-Sissi. Lancée en 2017 comme un simple projet de mise en valeur des terres, elle est devenue une vaste entité étatique dont les responsabilités couvrent l'importation de produits stratégiques, l'agriculture, la pêche, l'immobilier et l'investissement.
Cette décision intervient alors que le Fonds monétaire international (FMI) continue d'exhorter l'Égypte à instaurer des conditions de concurrence équitables pour le secteur privé et à réduire le rôle des entreprises publiques et militaires, qui bénéficient d'un traitement préférentiel, notamment d'exonérations fiscales, d'un accès privilégié au foncier et d'une main-d'œuvre bon marché.
La Chambre des représentants a adopté le projet de loi après deux jours de débats, suite à l'examen d'une commission parlementaire mixte. Cette dernière a obtenu des amendements prévoyant notamment l'approbation parlementaire pour la désignation des « zones de développement », la surveillance par la Cour des comptes égyptienne et le Parlement, ainsi qu'un plafonnement de l'augmentation annuelle des redevances au sein de ces zones.
Le texte concentre les pouvoirs de planification, d'octroi de licences, d'attribution de terres, d'investissement, de gestion d'actifs, de surveillance et de collecte de revenus au sein d'un organisme unique, tout en l'exemptant de plusieurs lois en vigueur.
L'Autorité « Future of Egypt » n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
AMENDEMENTS
S'adressant aux législateurs, le directeur exécutif de l'autorité, Bahaa al-Ghannam, a déclaré que la législation visait à restructurer la gouvernance de l'organisme et à définir sa subordination directe au président. Il a décrit le rôle de l'autorité comme celui d'un incubateur pour les investisseurs plutôt que comme un investisseur en soi.
La législation établit également un fonds souverain, « Pyramids of the Nile », ainsi qu'un fonds de services parallèle.
Tous les parlementaires n'ont pas soutenu le projet de loi sans réserve.
Reda Abdel Salam a précisé que le Parlement avait amendé environ 80 % des dispositions ayant suscité des objections afin d'améliorer la transparence, la surveillance et la neutralité concurrentielle, les préoccupations restantes devant être traitées ultérieurement « si des problèmes surgissent lors de la mise en œuvre ».
Atef al-Meghawry a estimé que les députés n'avaient pas disposé d'assez de temps pour examiner le texte et consulter des experts. Il a également rejeté l'argument selon lequel les exemptions de divers cadres juridiques étaient nécessaires pour accélérer le travail de l'autorité, affirmant qu'un tel raisonnement revenait à « délivrer un certificat de décès à l'appareil gouvernemental ».
La législation attend désormais la ratification présidentielle.
Le Parlement égyptien a donné mardi son approbation finale à une loi qui officialise l'expansion rapide de l'Autorité « Future of Egypt », un organisme lié à l'armée, pour en faire l'entité économique la plus puissante du pays, placée sous la tutelle directe de la présidence.
Cette législation consolide l'ascension de l'autorité sous le président Abdel Fattah al-Sissi. Lancée en 2017 comme un simple projet de mise en valeur des terres, elle est devenue une vaste entité étatique dont les responsabilités couvrent l'importation de produits stratégiques, l'agriculture, la pêche, l'immobilier et l'investissement.
Cette décision intervient alors que le Fonds monétaire international (FMI) continue d'exhorter l'Égypte à instaurer des conditions de concurrence équitables pour le secteur privé et à réduire le rôle des entreprises publiques et militaires, qui bénéficient d'un traitement préférentiel, notamment d'exonérations fiscales, d'un accès privilégié au foncier et d'une main-d'œuvre bon marché.
La Chambre des représentants a adopté le projet de loi après deux jours de débats, suite à l'examen d'une commission parlementaire mixte. Cette dernière a obtenu des amendements prévoyant notamment l'approbation parlementaire pour la désignation des « zones de développement », la surveillance par la Cour des comptes égyptienne et le Parlement, ainsi qu'un plafonnement de l'augmentation annuelle des redevances au sein de ces zones.
Le texte concentre les pouvoirs de planification, d'octroi de licences, d'attribution de terres, d'investissement, de gestion d'actifs, de surveillance et de collecte de revenus au sein d'un organisme unique, tout en l'exemptant de plusieurs lois en vigueur.
L'Autorité « Future of Egypt » n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
AMENDEMENTS
S'adressant aux législateurs, le directeur exécutif de l'autorité, Bahaa al-Ghannam, a déclaré que la législation visait à restructurer la gouvernance de l'organisme et à définir sa subordination directe au président. Il a décrit le rôle de l'autorité comme celui d'un incubateur pour les investisseurs plutôt que comme un investisseur en soi.
La législation établit également un fonds souverain, « Pyramids of the Nile », ainsi qu'un fonds de services parallèle.
Tous les parlementaires n'ont pas soutenu le projet de loi sans réserve.
Reda Abdel Salam a précisé que le Parlement avait amendé environ 80 % des dispositions ayant suscité des objections afin d'améliorer la transparence, la surveillance et la neutralité concurrentielle, les préoccupations restantes devant être traitées ultérieurement « si des problèmes surgissent lors de la mise en œuvre ».
Atef al-Meghawry a estimé que les députés n'avaient pas disposé d'assez de temps pour examiner le texte et consulter des experts. Il a également rejeté l'argument selon lequel les exemptions de divers cadres juridiques étaient nécessaires pour accélérer le travail de l'autorité, affirmant qu'un tel raisonnement revenait à « délivrer un certificat de décès à l'appareil gouvernemental ».
La législation attend désormais la ratification présidentielle.