L’objectif de l'AAF demeure la sécurité alimentaire du continent, explique Gilles Peltier, qui siégea à son Conseil de surveillance jusqu’en juin 2012 au titre de l’Agence française de développement (AFD), un des promoteurs initiaux du Fonds.
Les syndicats des fermiers mozambicains croient que bientôt la terre deviendra très rare pour les habitants puisque le gouvernement en loue de plus en plus aux agro-industries étrangères – déplaçant ainsi des milliers de communautés rurales et de petits fermiers sans titres de propriété officiels de leurs terres.
L’appropriation directe ou indirecte de terres étrangères, fréquemment appelée « accaparement de terres » pour satisfaire des besoins alimentaires, a un corollaire direct, « l’empreinte terres », c'est-à-dire la mesure des « terres importées » nécessaires à la fabrication de nombreux produits.
La terre est une source de profit pour quelques uns, que ce soit ici, dans l'Etat espagnol, ou à l’autre bout de la planète, écrit Esther Vivas
Alors que 13 000 personnes vivraient sur les terres allouées à Addax Bioenergy, le réseau Silnorf demande que « le droit à la sécurité alimentaire soit effectivement mis en œuvre en Sierra Leone ».
La Côte d'Ivoire met à disposition du Groupe Louis Dreyfus plusieurs milliers d'hectares agricoles. Quelle est la légitimité d'un tel contrat ?
La population locale, vu la faiblesse de la société civile dans les pays du Sud, a du mal à s’opposer à ce phénomène. Elle réagit surtout en documentant le processus, raconte Laurent Delcourt du Centre tricontinental de Louvain-la-Neuve (CETRI)
Avec ses 100 000 ha de terres irriguées, l’Office du Niger (ON) compte parmi les plus grands aménagements hydro-agricoles du continent africain et contribue fortement à la sécurité alimentaire du Mali.
A l’occasion de ce "Dialogue régional de Yaoundé", les experts ont fait valoir que les gouvernements africains se dessaisissent de vastes étendues de terres, tout en tardant à reconnaître les droits fonciers des populations locales et des communautés autochtones.
L’ambition du Gabon de devenir le premier producteur africain d’huile de palme d’ici 2017 s’appuie sur deux investisseurs déjà présents, le Belge SIAT Gabon et le Singapourien Olam. Le pays met en avant un million d’hectares de terres cultivables disponibles pour cela.
Des manifestations de paysans ont dégénéré cette semaine en Birmanie. Les affrontements entre les quelque 400 agriculteurs, qui battaient le pavé pour réclamer l’arrêt des expropriations de leurs terres, et la police, ont fait un mort et une cinquantaine de blessés.
"Il faut veiller à ce que les achats de terres soient conformes à des normes éthiques et socialement responsables, notamment en reconnaissant les droits des utilisateurs locaux, en organisant des consultations avec les communautés locales et en versant un dédommagement juste, au prix du marché, pour les terres acquises," selon la Banque mondiale.
- Banque Mondiale
-
04 Mar 2013