«L’heure de l’alternance a sonné en Afrique»
- TdG
- 06 February 2011
Entretien avec Joséphine Ouedraogo, secrétaire exécutive de l’ENDA.
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Entretien avec Joséphine Ouedraogo, secrétaire exécutive de l’ENDA.
Être cohérent dans notre lutte contre la faim implique de remettre en cause les accords que nous signons avec les pays du Sud pour la libéraliser les échanges de produits agricoles ou garantir la protection de nos investissements dans l’achat de terres.
Au Sénégal, si l’accaparement des terres par des multinationales ou particuliers étrangers est plus visible, le phénomène est avant tout imputable à des propriétaires terriens locaux.
Au Kenya, dans certaines régions pastorales, l’acquisition de terres communales par le gouvernement, au profit d’une agriculture intensive irriguée, a entraîné des changements dans le mode de vie des communautés pastorales.
« Pendant 78 ans, l’Office du Niger n’a pas pu aménager 100 000 ha. C’est un privé qui pourra le faire ? » Entretien avec Kassoum Denon.
Le Brésil, l'un des premiers exportateurs de produits agricoles au monde, a déclaré mardi vouloir simplifier l'achat de terres par ses agriculteurs, tout en cherchant à dissiper les inquiétudes des investisseurs étrangers.
A l’occasion de la foire aux semences organisée à Fandène, les organisations paysannes se sont penchées sur la question relative à l’accaparement des terres et l’avenir de l’agriculture familiale au Sénégal.
On s’arrêtera notamment sur l’impressionnant chapitre consacré au phénomène du "Land Grabbing" ou "accaparement des terres agricoles"
Avec ses alliés, la Via Campesina organisera un débat à la FIARA sur «l’accaparement des terres dans le contexte des crises alimentaire et climatiques – le besoin de politiques foncières qui protègent la production paysanne pour les marchés locaux».
Le gouvernement de la Lituanie demande à Bruxelles de prolonger l'interdiction de vendre des terres agricoles aux étrangers jusqu'en 2014, afin d'éviter une éventuelle spéculation.
L’ Incra estime que 4,34 millions d’hectares dans tout le Brésil sont déjà aux mains de capitalistes étrangers. C’est une statistique modeste compte tenu du camouflage qu’opère le concept actuel d‘”entreprise nationale” qui tolère servilement dans sa composition sociétaire plus de 90% de capital étranger.
« Puisqu’on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs » faut-il donc accepter que lorsqu’un projet économique de grande envergure est lancé par un gouvernement dans le but de développer une région de son pays, certains doivent obligatoirement accepter de se sacrifier et jouer le rôle des œufs destinés à être cassés ?