La société belge de plantations SIAT sous pavillon nigérian
- L'Echo
- 09 April 2024
La société belge de plantations SIAT est définitivement passée aux mains de la société Oak & Saffron Limited, filiale du groupe nigérian Saroafrica.
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La société belge de plantations SIAT est définitivement passée aux mains de la société Oak & Saffron Limited, filiale du groupe nigérian Saroafrica.
Les sociétés de crédit carbone expulsent des communautés à travers l’Afrique.
Depuis 2022, l’État malgache s’est considérablement investi pour sécuriser les parcelles des paysans. Désormais, il souhaite également sécuriser des terrains en son nom.
Lettre ouverte de l'Association des Femmes Riveraines de la SOCAPALM d'Edea (AFRISE), au Cameroun, contre le replanting des palmiers à huile
Des ONG affirment qu'un processus de médiation des banques de développement allemande et néerlandaise contraint des communautés à renoncer à leurs droits fonciers et à accepter l'occupation continue de leurs terres par une société de huile de palme, sans avoir eu le temps, les ressources, la sécurité et le soutien juridique nécessaires pour défendre leurs intérêts.
En France, le projet de loi d’orientation agricole prévoit la création de groupements fonciers agricoles d’investissement. Ces fonds d’investissement seront en mesure de faire appel à l’épargne pour racheter le foncier agricole. On parle d’un risque de financiarisation.
Un nouveau business, porté notamment par des multinationales françaises, est en train de voir le jour dans le bassin du Congo, et en particulier au Congo-Brazzaville : de gigantesques plantations forestières sont créées pour générer des crédits-carbone valorisables sur le marché volontaire du carbone ou destinés à compenser des émissions de CO2
Les plaignants dénoncent l’expropriation de leurs terres. Selon des ONG camerounaises, le versement de cette somme aiderait à réaliser des projets communautaires.
Selon le journal Le Mbandja, la holding belge, qui était présentée comme une passerelle vers la diversification de l’économie gabonaise, n’a rien investi et ses différents champs sont actuellement investis par de hautes herbes.
L’exploitation des terres par la Socapalm empêche 145 Camerounais d’accéder à des terrains et lieux de sépulture et pollue leur eau. Après des années de procédure, ils ont obtenu 142 000 euros d’une holding qu’ils accusent d’être contrôlée par le groupe Bolloré.
Prisca Macaillat, la responsable de projets de la Commission Diocésaine Justice et Paix de Pointe-Noire en République du Congo, évoque un rapport réalisé sur la compensation carbone au prix des droits humains.
Le premier projet porte sur le développement d’un domaine agricole irrigué de 15 500 hectares dédié à la culture du maïs et du soja alors que le second concerne une plantation de canne à sucre de 7 400 hectares.