Ethiopie. L’heure de la moisson a sonné
- L'Hebdo
- 03 September 2009
Indiens et Saoudiens sont sur le point d’effectuer leur première récolte sur sol éthiopien. Le pays a prévu de céder 2,7 millions d’hectares aux étrangers.
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Indiens et Saoudiens sont sur le point d’effectuer leur première récolte sur sol éthiopien. Le pays a prévu de céder 2,7 millions d’hectares aux étrangers.
Le gouvernement éthiopien mettra 2,7 millions d’hectares à disposition des investisseurs étrangers, 1,6 million d’ici à octobre, à des conditions privilégiées. Enquête excellente de l'Hebdo en Ethiopie et au Madagascar.
Des débats houleux ont émaillé le séminaire des milieux économiques et sociaux ACP-UE organisé par le Comité économique et social européen (CESE) à Gaborone, au Botswana, du 28 au 30 juin.
Le ministre des Affaires étrangères mauricien affirme que son gouvernement a acquis au Mozambique une vaste étendue de terre destinée à la production de riz pour son pays.
Les terres agricoles québécoises sont déjà dévorées par des autoroutes, des mégacentres commerciaux, des développements immobiliers et des terrains de golf... Maintenant, ce sont les Chinois qui veulent les acheter !
"On brade les terres africaines. On contraint des milliers de petits producteurs à la misère. Cela est insupportable. La terre doit rester un patrimoine de la communauté en Afrique", affirme ainsi le président du Comité exécutif du Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l'Afrique de l'Ouest (ROPPA), Ndiogou Fall.
Al-Raghi a connu un investissement fructueux dans le secteur agricole égyptien où la société cultive 25 000 feddans (10 500 ha) dans le projet Tochka sur un total de 125 000 feddans (52 500 ha). La deuxième phase du projet commencera en début de 2010.
Les étrangers volent-ils la terre des Thaïlandais ? Le débat enflamme l’ensemble de la presse locale. Malgré des lois strictes, qui font de la terre un bien national inaliénable, les fermiers thaïlandais s’estiment lésés.
Après le Madagascar et récemment le Sénégal, les terres agricoles Africaines continuent de défrayer la chronique.
Une filiale américaine de la Financière Manuvie qui a récemment fait une percée au Québec en achetant des terres agricoles totalisant 450 hectares dans les Bois-Francs affirme qu'elle est venue au Canada avec la ferme intention d'y rester et d'y prendre de l'expansion.
Les nouveaux investisseurs à Madagascar devront encore patienter. Selon une mesure infirmant la nouvelle loi, ils ne peuvent accéder aux terres malgaches.