Fonds d'investissement - Des terres agricoles pour profiter des garanties du gouvernement
Published: 16 May 2012
Posted in:  Canada
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André Simard a rapporté que des brochures d'une société en commandite incitent les investisseurs à mettre de l'argent dans les terres québécoises. (Stevens Leblanc / Archives / Agence QMI)
Canoë | 16/05/2012

Fonds d'investissement
Des terres agricoles pour profiter des garanties du gouvernement

Agence QMI
Charles Lecavalier

QUÉBEC – Des fonds d'investissement achètent des terres agricoles pour profiter de leur rendement ainsi que des généreuses garanties du gouvernement, une situation que déplore le Parti québécois.

«La Banque Nationale possède déjà près de 5000 hectares au Lac-Saint-Jean. Un fonds américain a acheté 450 hectares dans la MRC d'Arthabaska en 2009», a affirmé en Chambre André Simard, mercredi.

Ce dernier a rapporté que des brochures d'une société en commandite incitent les investisseurs à mettre de l'argent dans les terres québécoises «parce que les récoltes sont assurées par les gouvernements».

Une situation «carrément inacceptable» puisqu'ils se servent ainsi «des programmes destinés aux agriculteurs, de l'argent des Québécois, pour financer des fonds spéculatifs», selon le député de Kamouraska-Témiscouata et porte-parole en matière d'agriculture.

«Comment le gouvernement peut-il accepter que des fonds spéculatifs puissent se qualifier aux subventions?» a demandé M. Simard.

Le ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil, a voulu rassuré en assurant qu'il n'y avait pas «de menace ou de péril en la demeure.»

«Le Québec dispose de moyens efficaces avec la Loi sur l'acquisition des terres agricoles par des non-résidents pour contrôler l'acquisition des terres agricoles, a développé le ministre. Une personne qui ne réside pas au Québec ne peut pas, sans l'autorisation de la Commission de protection du territoire agricole, en faire directement ou indirectement l'acquisition.»

M. Corbeil a affirmé être en «lien direct» avec la Chambre des notaires et les bureaux d'enregistrement des droits pour savoir «s'il y avait une augmentation dans le volume de transactions des terres depuis quelques mois». Ce n'est pas le cas, d'après lui.
Source:Canoë